SONATUR : Les habitants de Silmiougou réclament leurs parcelles

"Chaude ambiance ce jeudi devant le siège de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR). Les habitants de Silmiougou dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou réunis au sein de la Coordination des comités de défense et d'approfondissement des acquis de l'insurrection populaire (CDAIP) de l'ex arrondissement de Sig-Nonghin ont donné de la voix pour exiger l’attribution des parcelles a toutes personnes ayant droit à Silmiougou, l’arrêt d’un éventuel déguerpissement des populations résidentes tant qu’elles n’ont pas été attributaire. "

L’histoire remonte à 2018, les populations de Silmiougou (considéré comme village) ayant reçu l’information de l’opération de lotissement dans leur zone ont entrepris des démarches auprès des autorités municipales et coutumières pour plaider afin que chaque résidant puisse entrer en possession d’une parcelle. Ces démarches restées sans suite les ont amené a adopté une première plate-forme revendicative en février 2018 transmise à la mairie de l’arrondissement 8 de Ouagadougou le 6 mars 2018 pour exiger l’arrêt de toute attribution de parcelle dans le village, le recensement complet de tous les résidents et ressortissants du village et l’organisation de concertations avec les populations du village de Silmiougou afin de définir les modalités consensuelles d’attribution de parcelles.

Selon les manifestants, malgré l’introduction de cette plateforme et les multiples interpellations, la SONATUR de connivence à ladite mairie a procédé à la levée topographique suivi de bornage et a même attribué des parcelles.
Constatant cela, les populations ont entrepris plusieurs démarches auprès de la société e de la mairie et du chef du village pour comprendre la situation. Une liste des habitants du village leur avait été demandée chose faite mais jusqu’à présent les résidents attendent toujours leurs parcelles.
Les manifestants indiquent que pendant ce temps, elles assistent à la présence des bulldozers dans le village pour aménager et dégager les limites.

Au regard de cette situation, les populations ont décidé de prendre leur destin en main pour dénoncer ce qu’elles qualifient « d’injustice criarde et d’expropriation orchestrée par la SONATUR ».

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