PROCES DU PUTSCH /ECOUTES TELEPHONIQUES : Le général opte pour le silence

"Pour son 4e jour d’audition ce mardi 8 janvier, le général Djibril Bassolé campe toujours sur ces positions concernant les écoutes téléphoniques. L’accusé refuse toujours de se prononcer davantage sur ces écoutes qu’il ne reconnait pas et ces avocats le soutiennent dans cette démarche."

Pour l’un d’entre eux, Maître Bertrand Repolt avocat français « Ces éléments sonores n’ont aucune valeur probante. Ce ne sont pas des écoutes judiciaires », indique-t-il. La partie civile est entrée jeu ce mardi, face aux questions des avocats de cette partie, l’ancien chef de la diplomatie burkinabé opte pour le silence et refuse de se prêter aux questions de ces derniers « Vous pouvez faire des observations, mais je ne souhaite pas répondre à vos questions, mes avocats se chargeront de répondre à vos préoccupations, Je ne tiens pas à faire de polémique sur cette question des écoutes. J’ai longuement donné ma position », lâche le général. Pour la partie civile, ce silence dit tout « En réalité, la stratégie de dire je ne réponds pas est un aveu de culpabilité », indique Me Hervé Kam. Cette politique du général Djibril Bassolé n’empêche pas la partie civile de poursuivre avec ses préoccupations Me Farama, en s’appuyant sur le recours du général et de ses conseils devant la Cour de justice de la CEDEAO fait remarquer qu’à propos de ces interceptions téléphoniques, la défense dénonce une immixtion dans la vie du privé de l’accusé et qualifie ces écoutes d’illégales en les comparant à celles que font habituellement les Américains. Selon cet avocat ce recours pose problème « Comment une conversation que vous n’avez jamais tenue peut porter atteinte à votre vie privée ? Je ne vois pas comment des éléments fabriqués peuvent porter atteinte à la vie privée ». En outre les avocats de la partie civile évoquent la communication que le général a eue avec le commandant Damiba où il cherchait à confirmer si le commandant était en mouvement sur Ouaga avec ses troupes. Cette conversation a été reconnue par le commandant selon ces derniers qui posent alors la question de se savoir « Comment des écoutes fabriquées peuvent faire sortir cette corrélation ? » Pour me Guy Hervé Kam et ses pairs l’accusé et sa défense se sont eux-mêmes piégés dans leur stratégie de défense. L’audience se poursuit ce mercredi 9 aout 2019

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