PROCES DU PUTSCH DE SEPTEMBRE 2015 : Le tribunal n’a rien a me rapprocher lance Djibril Bassolé

" Suspendu le vendredi 21 décembre 2018, le procès du putsch de septembre 2015 a repris ce lundi 7 janvier 2019. Et c’est le général Djibril Bassolé qui est toujours à la barre, lors de ses précédents passage, l’accusé a déclaré non coupable pour les faits qui lui sont reprochés."

A la barre ce lundi matin, le général Djibril Bassolé est resté sur sa position concernant les enregistrements sonores. Pour l’accusé, l’expertise téléphonique dont parle le parquet a été manipulée et fabriquée de toute pièce. L’inculpé ne reconnait pas ces écoutes qu’il qualifie « enregistrements sauvages ». Selon lui, ces écoutes téléphoniques proviennent d’internet or internet n’est pas une source fiable. Le procureur indique que « les analyses acoustiques et linguistiques n’ont produit ni indice, ni trace d’un trucage ou montage », mais l’ancien ministre des affaires étrangères l’ex parti au pouvoir ne voit pas les choses de la même manière. « Dans le fond, l’expert allemand reconnaît que votre affaire-là provient d’internet. Et si ça vient d’internet, pour nous la question est réglée. Parce que sur internet, toutes les manipulations sont possibles ». réplique Djibril Bassolé qui ne souhaite pas en discuter davantage. Le Procureur militaire poursuit son interrogatoire et se met à lire certaines retranscriptions des écoutes téléphoniques. Pour l’ancien chef de la diplomatie burkinabé le tribunal n’a pas d’éléments contre lui, à part les écoutes. « Monsieur le Président, le Parquet n’a rien à me reprocher. Voilà pourquoi il prend des heures à faire des lectures fastidieuses. Je ne répondrai pas à ça », lance l’inculpé Au cours de l’audience de ce lundi 7 janvier, le parquet est revenu sur le clan qu’aurait le seul général de la gendarmerie du Burkina au sein du RSP, sur ce sujet Djibril Bassolé se veut clair « De toutes les façons, monsieur le Procureur, le Sergent-Chef Koussoube est un sous-officier. Je l’ai entendu dire ça ici mais à part lui, tous les officiers qui sont passés à cette barre, vous leur aviez posé la question, qui d’entre eux a fait de telle déclaration ? Est-ce que le commandant Korogo a dit que j’avais un clan au sein du corps qu’il commandait ? Le Chef d’Etat-major Particulier a confirmé cette déclaration ? » Pose l’accusé. Il poursuit en disant je cite « Ce n’est que vous qui vous intéressez aux déclarations de Touareg. Et pourquoi ? Parce que ça concerne Djibril Bassolé». L’audience a été suspendue et reprend ce mardi 8 janvier 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *