Prenez ce 11 Mai et vous verrez que Bob Marley ferait mieux que vous aujourd’hui

"Comme il est de coutume dans le monde entier, la date du 11 Mai est célébré par les mélomanes surtout ceux du rythme reggae. Date de décès du célèbre chanteur Robert Nesta MARLEY ; le 11 Mai est devenu la célébration de la musique Reggae mais aussi de tous les vices liés à ce style de vie."

Bob Marley, de son nom d’artiste, est né le 06 Février 1945 dans un hameau de l’un des plus pauvres pays de l’Amérique du Nord encore sous domination britannique. Il grandit presque sans père dans des conditions qui le prédestinaient à la misère. Fils d’un commis britannique blanc et d’une paysanne jamaïcaine noire, Bob découvre très tôt la difficulté d’être métisse et le monde misérable des ghettos de Kingstom (Capitale de la Jamaïque) où se concentrent la pauvreté, les crimes, la délinquance et les stupéfiants. Comment a-t-il pu émerger dans ce milieu funeste avec la discrimination raciale, la ségrégation et l’exclusion. Comment a-t-il pu oser prôner le panafricanisme au moment où régnaient les dictatures en Afrique et le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud ?

Voilà des questions que devraient se poser chaque jeune à chaque 11 Mai. Au-delà du tintamarre des cabarets, boîtes de nuit et autres shows plein air, la jeunesse africaine et celle béninoise en particulier doit pouvoir faire une analyse sur sa destinée et le défis à lui confié par la nature.

Pouvons-nous prospérer dans la misère ?

Le bouc émissaire désigné chaque fois comme responsable de l’état de laisser pour compte de la jeunesse est soit le colonisateur, ou les politiciens ou encore le système éducatif qualifié à tort ou à raisons de tous les maux.

Mais, prenez ce 11 Mai et vous verrez que Bob Marley ferait mieux aujourd’hui.

La passion pour son style musical et les messages que véhiculaient ses chants étaient la résultante des conditions de vie à nuls autres pareils et du traitement inhumains du colon blanc. Mais rien de cela n’est mis en exergue les 11 Mai et malheureusement, c’est la drogue, le chanvre indien, la marijuana qui se mêlent à la fête tous comme si ces vices étaient à reproduire.

La jeunesse africaine se doit de se repositionner au regard des enjeux de mondialisation et en dépit du contexte socioéconomique et politique de nos Etats. Ce repositionnement passera inévitablement par un changement de mentalités et par ricochet, de manières de faire. La musique OUI ! Mais NON à l’insouciance. Nous avons beaucoup de choses à reproduire chez Bob Marley qui a su se faire hissé en un temps record et dans des conditions misérables au firmament de l’arène mondiale du showbiz. Et pourtant, il était jeune comme toi et moi, la trentaine et a pu laisser une empreinte indélébile depuis les années 1980 à aujourd’hui. Sans un grand parcours académique, il a laissé des textes qui suscitent admiration et réflexion jusqu’à nos jours et pourtant il n’a jamais mis pieds dans une faculté de lettre.

S’il lui était donné de se retourner de la tombe pour apprécier l’apologie à lui faite par ses fans aujourd’hui, en serait-il fier ? Pas évident.

Pas évident parce que ceux qui le célèbrent n’apprennent rien de l’enfer qu’il a enduré avant de pouvoir laisser son nom dans les pages de l’histoire de l’humanité. NON également parce qu’il n’acceptera jamais reprendre la triste expérience de la quarantaine de joints, de ganja ou de cocaïne, par jour qui ne pouvait inévitablement que conduire au cancer. Et c’est ce qui est le plus reproduit chez la star planétaire les 11 Mai. C’est MALHEUREUX.