LOGEMENT AU BURKINA FASO: L’heure est grave selon des associations

"La Coalition des Associations pour la Défense du Droit au Logement CADDL, les Comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire CDAIP de la ville de Ouagadougou, la Section MBDHP du Kadiogo, la CCVC de la ville de Ouagadougou et plusieurs autres organisations de la société civile, ont battu le pavé de la bourse du travail à la primature ce jeudi 16 mai 2019."

Selon les marcheurs, l’objectif est d’interpeller directement le premier ministre Christophe Dabiré, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Maurice Bonanet « qui a affiché et continue d’afficher un mépris total et d’étaler son irresponsabilité face à notre plateforme du 5 avril 2018 », ont-ils affirmé.

En l’absence du chef du gouvernement, de son secrétaire général et son directeur de cabinet, c’est le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme l’Habitat et de Stanislas Goungounga qui a été dépêché sur les lieux pour recevoir le document.
Les manifestants exigent la satisfaction la plateforme minimale actualisée du 16 mai 2019 dont la teneur est :
1. Apurement du lourd contentieux lié aux lotissements sauvages de la IVème République menés sous l’égide des maires, notamment à Ouagadougou sous l’égide du Maire Central Simon Compaoré pendant 17 ans ! ;
2. Audits sérieux des opérations de lotissements passés, retrait des parcelles volées et détournées et proposition claire de leur mode de réattribution aux populations régulièrement recensées, préalable à la levée de la suspension des opérations de lotissement décidée en 2011 ;
3. Arrêt des actions des sociétés immobilières qui compromettent davantage les espoirs des populations d’accéder à des logements décents ;
4. Relecture de la loi portant Réorganisation agraire et foncière et suppression des dispositions qui compromettent les droits d’accès des couches populaires à des logements décents ;
5. Arrêt des démolitions sauvages des zones non-loties et construction par l’Etat de logements sociaux à prix abordables au profit des populations qui y vivent ;
6. Réglementation et revue à la baisse des coûts des loyers à des prix abordables dans les zones loties des villes du pays ;
7. Baisse du prix des matériaux de construction.

Selon ces quatre associations, l’heure est grave « parce que nos espoirs de justice dans les vols et détournements de nos parcelles s’évanouissent car rien, absolument rien, n’est entrepris pour restituer aux populations les parcelles qu’on leur a volées, bien que cela ait été en partie reconnu et indiqué dans le rapport d’enquête de l’Assemblé Nationale, avec des noms des voleurs et détourneurs de parcelles ! L’heure est grave pour nous parce qu’en plus de ne pas vouloir faire la justice dans les lotissements scandaleux passés, le gouvernement a décidé de nous chasser de là où nous survivons actuellement, de nos zones appelées non loties, avec le noir dessein de donner ces espaces aux sociétés immobilières, oui, à leurs sociétés immobilières ! En témoigne, ce qui s’est passé à Bobo Dioulasso, à Tenkodogo et à Garghin, Silmiougou, et les menaces qui planent sur les autres zones de la ville de Ouagadougou », ont-elles déclaré.

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