INSURRECTION POPULAIRE ET COUP D’ETAT MANQUE: Les familles des victimes réclament justice
"Les familles des victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat manqué étaient face à la presse, ce lundi 11 septembre 2017 ici à Ouagadougou. Les parents des martyrs demandent au gouvernement de faire en sorte que justice soit rendue."
« S’il y a un point sur lequel les familles des martyrs, les blessés et partant, le peuple burkinabè ne compte pas marchander, c’est celui de la justice », a indiqué Patrice Bazié, secrétaire général de l’association des parents des victimes du coup d’état manqué de septembre 2015 dès le début de son discours.
Pour lui, les bourreaux de leurs enfants, frères, épouses et époux se promènent sans être inquiétés, pendant que les martyrs hantent leurs nuits parce la justice se fait attendre. Et au vue des libérations provisoires, des non-lieux, des annulations de mandats pour raison d’Etat, les familles des victimes et les blessés sont en colère. « Nous interpellons tous les acteurs de la justice en particulier le Procureur Général, le procureur du Faso près du TGI de Ouagadougou, le Président du Tribunal Militaire et le commissaire du gouvernement, au nom de la séparation des pouvoirs de faire en sorte que la justice soit rendue », a soutenu Patrice Bazié au micro de Ouaga FM.
Conformément aux engagements pris par le Président de la Transition, Michel Kanfando dans ses discours d’hommage aux martyrs le 30 mai et le 31 octobre 2015, et au discours du Président Roch Marc Christian Kaboré, ainsi qu’à la déclaration de politique générale du Premier Ministre Paul Kaba Thièba en 2016, les familles des martyrs et les blessés attendent que des réparations soient faites aux ayant-droits. « Une promesse étant une dette, elles se sont donc endettées vis-à-vis du peuple burkinabè », a affirmé Patrice Bazié à notre micro.
Pour soulager les nombreuses familles, le Conseil National de la Transition(CNT) avait mis en œuvre des mesures sociales, à ce niveau également les tractations continuent entre les familles des victimes et le gouvernement pour une application totale desdites mesures.
Par Aimé SAWADOGO / Ouaga FM