FRONT SOCIAL : « On pourrait même dire de la prise d’otages », Simon Compaoré

"Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé une conférence de presse ce jeudi 11 avril 2019 à son siège. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le parti au pouvoir a abordé plusieurs sujets liés à la situation nationale."

Le parti au pouvoir a évoqué les drames survenus dans la nuit du 31 mars au 1er avril à Zoaga et à Arbinda. Ces événements selon le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) sont « d’une grave extrémité, érodent le tissu social du Burkina. Ils interpellent le conscient et le subconscient de tous les Burkinabè, de tous les acteurs politiques et sociaux sur ces massacres organisés dans le prolongement de la situation sécuritaire préoccupante causée par la menace terroriste », a déclaré Simon Compaoré, président par intérim du parti.

Pour le MPP, des artisans de la déstabilisation cherchent à semer les graines de la division au Burkina Faso et à opposer les communautés entre elles. Ce parti « s’élèvent énergiquement contre cette nouvelle forme de terrorisme social aux conséquences tout aussi désastreuses que la guerre asymétrique à laquelle nos FDS font face avec professionnalisme et patriotisme ».

Autre sujet abordé le front social, selon Simon Compaoré il n’y a jamais eu de trêve sociale pour le pouvoir en place. « Depuis la prise en main des charges publiques en 2016 par le MPP et ses alliés, le front social a connu une ébullition à nulle autre pareille dans l’histoire politique de ce pays. Sous le drapeau syndical, pour un oui ou un non, les organisations de travailleurs brandissent l’épouvantail de la grève, on pourrait même dire de la prise d’otages. N’ayons pas peur des mots », affirmé le président par intérim du parti.

Pour le MPP, ce qui se déroule au ministère de l’Economie, des finances et du développement (MINEFID) « n’est ni plus ni moins qu’une opération de sabotage, de tentative d’asphyxie de l’économie nationale par un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè ».
A cette situation que le parti au pouvoir qualifie de « pathétique » au MINEFID, il estime« les menaces que font peser les syndicats de l’enseignement sur les activités scolaires en décrétant un arrêt de travail de 24h, la grève annoncée du SYNTSHA de même que le mouvement d’humeur des chauffeurs routiers le 02 avril dernier ».

Le MPP juge cette situation inacceptable et indique que le parti a toujours été favorable à la concertation avec les acteurs sociaux mais réprouve les épreuves de force déraisonnées quand elles ne sont pas malintentionnées.

Les conférenciers du jour appellent les syndicats à mettre balle à terre « autant l’Etat sait lâcher du lest, autant les syndicats, à leur tour, devraient faire preuve de responsabilité et de souplesse quand il faut pour la sauvegarde de l’intérêt national, en évitant de brandir l’épouvantail des arrêts abusifs de travail. Même si la grève est un droit constitutionnel reconnu aux syndicats, son utilisation récurrente et abusive, dessert la cause de ceux qui en font une exploitation quasi maladive », ont-ils souhaité.

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