Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a, conformément à la loi fondamentale, présenté, le 14 avril 2017, aux honorables députés, la situation de la Nation. A l’occasion, le chef du gouvernement s’est refusé de voir d’un autre œil les actions de l’exécutif si bien qu’il a manqué de l’autocritique indispensable dans une évaluation qui se veut rigoureuse. Pourtant, s’encenser, s’auto satisfaire et ne voir que tout en rose peut être un véritable handicap sinon un piège face aux Burkinabè avisés, de plus en plus très analystes et critiques. Le comble est que le Premier ministre a manqué de galanterie politique face à l’opposition dont les membres ont été qualifiés par moments d’ennemis plutôt que d’adversaires. Un discours qui ne lui facilitera pas la tâche et qui va forcément écorner son image.
Comme le disait Ségolène Royal, «Un adversaire politique n’est pas un ennemi; c’est un partenaire du débat démocratique». Paul Kaba Thiéba ne voit pas les choses de cette manière; lui qui, dans son allocution, n’a pas hésité à voir dans l’opposition une ennemie. Serait-ce un excès de zèle ou une simple provocation?
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