CORONAVIRUS AU BURKINA

"LES 9 RECOMMANDATIONS DE L'UPC"

« Au regard de ce tout ce qui précède, l’UPC recommande au Gouvernement les actions concrètes suivantes :

– la fermeture totale des frontières ou , à défaut, la suspension immédiate pour une période de 15 jours renouvelables de l’entrée dans notre territoire des voyageurs étrangers en provenance des pays ayant plus de 50 cas confirmés. Quant aux ressortissants Burkinabè et les résidents permanents non Burkinabè ils seront soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours dès leur entrée sur le territoire national.

-L’extension immédiate de la mesure d’interdiction des regroupements à tous les milieux sans restriction, pouvant présenter de forts potentiels de dissémination de la maladie.

– La mise à la disposition des services de santé d’infrastructures adéquates pour les mises en quarantaine. Il faudra d’ores déjà identifier les infrastructures à réquisitionner pour la circonstance, prévoir des tentes et des unités d’intervention mobiles.

– La dotation des agents de santé en équipements de protection individuel (EPI) de qualité et en quantité pour faire face à la crise sanitaire ; et le renforcement des capacités techniques des services de santé.

– La disponibilisation des gels hydro-alcooliques à prix subventionnés au profit de la population.

– La mise en application effective des recommandations de l’OMS sur la planification de la communication lors des flambées de maladies. En effet son objectif global est de maintenir et instaurer la confiance du public envers les autorités de santé publique avant, pendant et après une flambée. La coordination de la communication devrait jouer ici un rôle central. Ainsi, un plan de communication de crise devrait être établi, associant d’autres disciplines comme l’Anthropologie et la psychologie pour tenir compte des peurs suscitées. Les messages à disséminer devraient sensibiliser sans exacerber les peurs déjà existantes, ce qui pourrait être contre -productif et dissuader certaines personnes contacts à se déclarer.

-Dans le plan de riposte, consacrer un volet particulier au renforcement de la prévention auprès des groupes vulnérables que sont les personnes âgées, les femmes enceintes et celles souffrant de multiples maladies chroniques qui payent le plus lourd tribut de cette pandémie.

– La mise en place des comités à tous les niveaux (marchés, administration etc) pour assurer la veille sanitaire et la mise en application effective des mesures préconisées. Ces comités doivent être reliés au centre de Gestion de la crise.

– La prise de mesures visant à promouvoir une bonne nutrition afin de renforcer le système immunitaire et atténuer les effets de la maladie en termes de mortalité. »

Extrait de la déclaration liminaire de la conférence de presse du Secrétariat national à la santé de l’UPC, animée le 17 mars 2020 à Ouagadougou

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