CODE ELECTORAL : Le CED exige la relecture de certaines dispositions

"Le Cadre d’expression démocratique (CED) était face a la presse ce mercredi 27 mars 2019 pour se prononcer sur le Code électoral qui est une question d’actualité et de grande importance. Le 30 juillet 2018, l'Assemblée nationale a adopté la loi modificative du Code électoral contre laquelle une partie des acteurs politiques et de la société civile ont exprimé leurs désapprobations par rapport à certaines de ses dispositions. Cette désapprobation portait entre autres sur les pièces de votation, au confinement des lieux de vote et aux faiblesses de notre fichier électoral."

Le retrait de la carte consulaire par l’article 52 nouveau et le confinement des lieux de vote des électeurs Burkinabè de l’étranger dans les ambassades et dans les consulats, constituent à leurs yeux des restrictions graves qui auraient pour conséquence un très faible taux d’enrôlement et de participation des burkinabé de l’extérieur.

A cela, s’ajoutait l’arrimage de la liste de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à celle de l’Office national d’identification (ONI) et l’instauration d’un système d’enrôlement des électeurs « par SMS et par appels téléphoniques ». Tout cela était de nature à mettre en doute la fiabilité du fichier électoral, selon le Cadre d’expression démocratique de PASCAL ZAIDA.

Le 17 août 2018, le Conseil constitutionnel a rendu une décision de rejet du recours des députés. « On constatera par la suite que le Président du Faso a pris sur lui de promulguer la loi la veille, c’est-à-dire, le 16 août 2018 alors que rien ne pressait et qu’il pouvait attendre que le Conseil se prononce sur le recours », indique cette organisation de la société civile.

Selon Pascal Zaida, « le passage en force de la loi électorale à l’Assemblée nationale et sa promulgation à la sauvette par le Président du Faso sont les signes d’un pouvoir conscient de son impopularité et qui prépare sa victoire prochaine par la fraude. Mais cela ne passera pas. »

Au regard de tout ce qui précède, le Cadre d’expression démocratique (CED) exige :
– La relecture de l’article 72 pour ramener au plus à 500 électeurs pour un bureau de vote au lieu de 800,
– La relecture de l’article 47 afin que les bureaux de vote ne soient plus confinés aux seuls ambassades et consulats mais qu’ils soient plus proches des électeurs.
– La relecture de l’article 53 pour rajouter la carte consulaire biométrique comme pièce de votation,
– La fixation d’un délai d’un (1) mois minimum par pays et 6 mois pour les pays à forte présence de nos compatriotes pour l’enrôlement,
– La transmission dans un bref délai par l’ONI à la CENI des données de son fichier,
– L’annulation pure et simple de toutes les anciennes cartes d’électeurs,
– Le comptage manuel des résultats au lieu d’un comptage électronique comme prescrit,
– Le regroupement des résultats par province avant de faire la centralisation à Ouagadougou,
– L’affichage des résultats par bureau de vote, par commune et par province.

Le cadre dit assumer ces « revendications politiques », parce qu’il est en droit d’exiger que les prochaines échéances électorales se passent dans la transparence et dans l’équité.
Du reste, les conférenciers du jour s’insurgent contre les partis politiques de l’opposition qui ne disent plus mot sur cette question, » nous-nous insurgeons contre cette contemplation absurde du code électoral, et contre leur inaction face à ce qui constitue la stèle de leurs revers politiques futurs », ont affirmé Pascal Zaida et ses camarades.

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